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 Tommy détective épisode 1, Quai des Prunes.

"Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existées ne saurait être que fortuite et indépendante de ma volonté. "Copyright ©-La reproduction, même partielle, du texte est strictement interdite sans accord préalable(écrire au webmestre).
 
L’homme s’avança dans la pénombre, au cliquetis, Tommy le reconnu ; c’était bien Jack, la fille avait dit vrai ! Il se glissa dans l’ombre, une goutte de sueur glissait lentement le long de son front ! Qu’est ce qu’il lui a pris de venir ! C’était aussi intelligent que de rester entre l’arme et la cible au stand de tir en se disant que peut-être ça se passerait bien !!

Pendant qu’il cherchait des excuses à sa peur, un homme avait rejoint Jack, un paquet glissa comme une anguille ente deux eaux troubles d’une main de Jack à celle de l’autre homme. Ils se séparèrent, et Tommy senti une brulure à l’estomac quand il vit Jack marcher dans sa direction ! Il s’écrasa contre le mur, cherchant à se faire aussi discret qu’une puce au pays des éléphants mais il avait l’impression d’être visible comme une verrue sur le visage d’une top-modèle !
 
Pourtant Jack passa à coté apparemment perdu dans ses pensées qui, quand on connaissait le personnage, devaient être aussi claires qu’une chemise blanche flottant dans les égouts.
Tommy, le dos au mur glissa lentement jusqu’au sol ; ses mains prises de tremblements qu’il n’arrivait pas à contrôler. Ouf !  
Cette soirée vécue il y a 2 minutes comme la dernière de sa vie s’était plutôt bien passée ! De plus, la fille avait raison, Jack traficotait bien ! Maintenant il fallait s’avoir quoi !
 
Tommy se redressa pris d’un sentiment de fierté, ayant bravé le danger. Certes, avec autant de courage qu’une petite vieille devant un Pit-bull mais il fallait quand même le faire !! Pour un détective privé on pouvait trouver cela normal ! Mais pour Tommy, plutôt du genre à attendre les affaires c’était un premier pas vers la gloire. Il prit le chemin du retour, droit comme Hannibal traversant le champ de bataille après la victoire de Cannae
 
Tout en marchant, il se rappela comment cela avait commencé !
C’était il y a un mois, il était à son officine, à attendre le client comme tout les jours, sauf que ce jour là il venait de boucler une terrible affaire……………………..……….de chat disparu et comme la propriétaire très chic avait eu la main large, Tommy savourais à l’avance le moment ou il annoncerait à Linda que l’addition des sandwiches de midi était pour lui et qu’en plus il lui avançait l’argent du mois dernier.
 
Ah Linda ! Cette poupée blonde au sourire siliconé et à la poitrine joviale ; des jambes longues comme une messe de mariage, une chute de rein qui ne donne pas envie de voir Niagara tellement on pourrait être déçu ! Bref, belle à faire crier un muet !
De temps en temps, Tommy se demande pourquoi elle restait-près de lui ? Il ne le saurait sans doute jamais mais il y avait entre eux ce regard des gens qui ont connus les mêmes galères !
 
Ce jour là donc Tommy les pieds sur le bureau regardait clignoter l’enseigne de l’hôtel d’en face perdu dans ses pensées Quand  on frappa à la porte ? « toc, toc ». D’un geste félin, aussi rapide qu’un lézard apeuré sur un mur offert à la chaleur de l’été, Tommy se redressa, poussa d’un revers de la main les gobelets de café dans la poubelle mais il n’eut pas le temps d’en faire plus, la porte s’ouvrit. Il leva la tête et resta figée dans la position que l’on prend chez le proctologue, les yeux comme ceux de Bernadette dans la grotte !
 
Se détachant dans l’ombre de la porte, une silhouette comme Tommy en avait rarement vu, une cascade de cheveux d’un roux éclatant, presque rouge, des yeux d’un vert acéré comme une balle de 9 mm au dessus d’une bouche qui rendait le roux des cheveux presque triste. Un tailleur gris, très chic et surtout une ombre dans l’embrasure qui grandissait encore plus la vision, la portant au niveau des impalpables rêves que l’on fait quand il semble dans un demi-sommeil que l’on va toucher le ciel rien qu’en levant le bras !
 
-Oui, je vous en prie, en fait je vous en supplie, restez ! dit Tommy d’une voix presque éteinte !
-je n’ai pas l’impression que je vais partir répondit alors l’ombre ! Mais je crois que vous aussi vous devriez vous assoir lui conseilla-t-elle avec un sourire qui entrouvrit une bouche féline au éclat de diamants.
 
Tommy se pencha en arrière, saisi son fauteuil et s’assit comme un communiant avant le sacrement : rose, tremblant et timide.
 
-Puis-je vous parler ? dit l’ombre devenue resplendissante en entrant dans la lumière du bureau.
-Bien sur ! mais asseyez –vos je vous en prie répondit Tommy à qui le souffle venait de revenir. Je suis à votre service.
 
Alors, la visiteuse lui raconta une histoire incroyable, celle qui à conduit Tommy dans cette planque Quais des Prunes ce soir.
 
La belle était en fait la femme de Jack Torwell dit Jack la tombe, surnom obtenu grâce aux discussions qu’il avait avec les gens qui refusait de payer  le droit de trafiquer sur son territoire ou de rembourser des sommes qu’on lui avait empruntées ; A lui, ce brave usurier toujours prêt à rendre service à son prochain moyennant un taux minimum de 25 pour cent.
 
Celle-ci après 5 belles années de mariage avait remarqué que son petit mari chéri qui la comblait de cadeaux, s’occupait d’elle chaque jour et venait la voir chanter tout les soirs s’absentait de plus en plus souvent, trainait dans les salons du Bilbee’s Daily-News ce journal à la mode ou les amis du maire plus clochette que bling-bling tentaient de ressembler aux stars d’Hollywood sans s’apercevoir, trop occupés de leur petite personne, que l’envie de plaire ne fait pas l’habit de lumière !
 
Bref, la belle voulait savoir ce qui occupait un peu trop son mari car bien qu’elle fasse comprendre à demi-mot qu’elle savait quel métier faisait son cher ange, elle ne voulait pas qu’il aille faire le beau entouré de naïades qui s’occuperaient plus de son portefeuille que de ses engagements familiaux !
 
Tommy souris à la jeune femme, aussi étonné que l’on puisse prendre Jack pour un mari modèle et un travailleur sérieux que par le fait qu’il puisse y avoir une femme aussi accroché aux sentiments que cette poupée entretenue qui croisait bourgeoisement les jambes dans son bureau.
 
Quelque chose au fond de lui criait de ne pas prendre l’affaire, car si ses compétences s’étaient révélées excellentes par le passé dans la poursuite de maris ou de femmes adultères, c’était toujours resté dans le milieu classique et ronronnant des gens du quartier chic de Bridley et il sentait que cette affaire pourrait donner comme résultat autre chose qu’un acte notarié.
 
C’est donc sans même savoir pourquoi qu’il répondit
-Bien sur ; mais cette affaire va me prendre beaucoup de temps et votre mari fréquente des lieux ou…
 
Elle ne lui laissa pas le loisir de répondre,
 
-5000 dollars tout de suite 5000 à la fin de l’affaire. (Note de l’auteur : Tommy aurait préféré des euros mais comme l’auteur à choisi que l’histoire se passe au U.S.A., il n’a pas vraiment le choix !!)
 
  Alors, Tommy s’était mis à suivre Jack. Au bout de quelques jours, il s’était rendu compte que la vie de voyou trafiquant-usurier était plutôt pas mal car s’il fallait se coucher tard pour traiter des affaires louches voire borgnes, le reste était plutôt source de tranquillité :
 
  Lever entre 8h30 et 10h00, copieux petit déjeuner en compagnie de celle qui avait mis Tommy sur le coup (ou plutôt sur l’embrouille) la sulfureuse Carlita Bulldegum puis départ pour le travail. 10h15 10h30 passage chez Duke le gérant du club ou chantait la rousse incendiaire, récupération de menu monnaie (une valise) puis, jusqu’à 13h00, balade chez des « amis » qui avaient tous quelque chose à donner à ce bon vieux Jack.
 
  Tommy se demandait comment la police du coin n’était pas au courant (mais comme la secrétaire de l’auteur lui avait dit que cela ferai l’objet d’un autre épisode, il ne se posait plus de question à ce sujet (NDA) !).
 
Donc, nous disions ; tournée des collègues de travail, puis vers13h30 repas avec les deux armoires normandes qui lui servaient de protection. Tommy les avait baptisé flip et flap. Il savait bien que leur vrai nom était Clark et Fluk Jamaisonic (rappelez vous, Tommy est détective privé) mais il leur avait donné ces surnoms car, le premier jour  de surveillance, les deux gentils garçons avait expliqués à un mauvais payeur que Jack n’aimait pas attendre les rentrées d’’argent (NDA : ce n’est pas que Jack a un crédit sur le dos mais c’est son image de marque qui risque d’en souffrir)
 
Cette soirée là, Tommy avait remarqué que Clark était plutôt gifle avec un vieux Flipp comme bruit et Fluk plutôt revers sur le blaze avec un bon Fla ppp d’où la naissance de ces surnoms si poétiques dans la tête de Tommy !
 
   Bref, à partir de 13h15, visite de bijoutiers, Tommy avait du mal à comprendre pourquoi  car Jack entrait seul dans le magasin, discutait avec le marchand, regardait des bijoux et ressortait.
 
  Puis, retour à la maison, diner en famille et vers 21h00 un petit tour au journal voir les nouveaux riches entourés de pulpeuses créatures. Là Tommy ne savait ce qu’il se passait car pour entrer, il fallait soit une carte de membre que l’on ne donnait qu’aux riches m’a tu vus de la région soit des formes féminines voluptueuse et disponible.
 
  Or Tommy ne rentrait dans aucune catégorie. Il avait envisagé un moment de demander à Linda de jouer les 4F  comprenez femmes fatales, facile et frétillante pour aller voir ce qu’il se passait la dedans mais il ne voulait qu’il lui arrive quelque chose et avait jugé l’affaire trop dangereuse.
 
La seule chose qui surprenait Tommy était cette histoire de bijoutier et comme cela durait depuis 5 jours, Tommy se disait que notre ami préparait un hold-up.Il en avait parlé à Carlita qui était parti dans une fureur terrible, accusant son chéri de faire livrer à des trainées des bijoux pour les remercier de leur gentillesse.
 
Lorsqu’il vit la furie, Tommy  se dit qu’il valait mieux rester célibataire que vivre avec une telle bombe physique certes mais surtout à retardement !!! Côtoyer une dangerosité pareille, fut-elle montée sur talons hauts était trop risqué.
 
  Le seul bon coté de cette histoire est que la belle avait rallongé 2000 dollars pour découvrir le pot aux roses !Et aujourd’hui, Jack, contrairement aux habitudes était allé traîner sur les quais et Tommy avait noté que c’était bien la première fois qu’il n’allait pas écouter Carlita  chanter !
 
  Il se dit d’ailleurs que Jack devrait certainement passer entre la tapisserie et le mur pour aller rejoindre le lit de sa petite femme en rentrant à la maison et qu’une fois arrivé,, il allait certainement avoir l’impression de rencontrer un missile sol-air car c’est à peu près ce  à quoi la belle avait fait penser à Tommy quand elle avait imaginé les joyeuses sauteries de son mari !!
 
Un rire s’empara de lui en pensant à ce drôle de ménage !
 
Enfin, il y avait plus important, qu’est ce qu’il allait dire à la rousse ? car à part avoir suivi Jack jusqu’ici, il n’en savait pas plus et difficile d’expliquer cela à Mme Torwel, Tommy la voyait déjà en furie demandant aux frères Jamaisonic de lui expliquer !!

Tommy marchait tranquillement, ne trouvant pas de réponse à la rencontre nocturne de Jack. Au détour de la rue Alangle, il fut happé comme une miette dans un siphon, il se retrouva couché par terre dans la lumière blafarde d’une ampoule d’allée glauque !
Il mit quelques secondes à réaliser mais une angoisse suivi d’une peur puis d’une frayeur glissa de son gros orteil à la pointe de ses cheveux quand il entendit la voix de Flip :
-Alors Tommy ! On se balade tard le soir !
 
Tommy avait le dos qui bougeait comme celui d’un cheval qu’on caresse mais pas de plaisir ! Il venait de remarquer face à lui, au ras de son nez, une petit 45 fillette noir, brillant et pointu. Flap se dit Tommy en imaginant ce que pourrait engendre un déplacement rapide de ce pied vers son visage !
 
-Salut les gars ! Vous aussi vous n’arrivez pas à dormir ! Tenta Tommy !
-Parce qu’en plus t’as d’l’humour éructa Flap en appuyant un peu plus sur le dos de Tommy !
 
Tommy voulu répondre mais il se dit que s’il parlait, le peu d’air qui restait dans ses poumons allait s’échapper vu le poids de l’âne mort sur lui, il balbutia tout de même
 
-Ben !! Qu’est-ce-que vous voulez que je vous dise ! Il sentit soudain son corps s’envoler et de couché et écrasé, il passa à debout contre le mur ! Si mes pieds touchaient par terre ce serait finalement pas si pénible se prit il à penser ! Ce qui lui fit le plus mal, c’est l’agrandissement de sa narine par le silencieux du calibre de Flip !
 
- Tu sais ce que je fais au petite frappe comme toi lâcha ce dernier d’une voix aussi douce qu’un Pavarotti ayant pris une enclume sur le pied !
- Ben je m’en doute un peu susurra Tommy. Peut-être que vous allez me frapper s’enquit il mais lui sur le ton du gamin qui a dépensé l’argent des course en bonbons !
- T’a d’la chance répliqua Flap, aujourd’hui, c’est un avertissement ! Mais si tu continue de gonfler Mr Torwel, ça risque fort d’arriver et t’imagines même pas ta tronche quand t’auras rencontré mon petit frère plein d’humour et qu’il t’aura servi une soupe de phalanges ! Alors on va rester cool ! Mais t’es repéré alors t’avise pas de remettre le merdier dans noter petite vie
 
Le corps fatigué de Tommy redescendit enfin ; ses pieds touchèrent à nouveau par terre ; Tommy se plaqua contre le mur dans l’attente de la gifle ou du revers il se dit que la gifle au moins ne toucherait pas le nez ! Il garda les yeux fermés ! Au bout de quelques instants toujours rien ! Il ouvrit un œil, se disant que cela était surement une bêtise qui lui vaudrait l’achat d’un steak pour se remaquiller ; puis les deux. Mince il était seul, les deux petits chérubins étaient partis !
Tommy prit le temps de calmer le tremblement nerveux de ses jambes, s’étira pour remettre en place les vertèbres que Flip avait si délicatement massées puis jeta un œil à l’extérieur. Personne !
 
Il reprit le chemin du retour mais d’une allure un peu moins fier ! Comment s’étaient-ils aperçus de la filature ! Tommy ne s’était jamais fait repéré dans les autres affaires ! Il se dit qu’il fallait qu’il trouve le temps de relire le manuel du détective chapitre « approfondissement du métier »  parce que là c’est avec un gros poisson qu’il jouait et s’il ne voulait pas finir noyé, il fallait faire attention.
 
Le lendemain, Tommy se débrouilla pour échapper à sa cliente qui voulait absolument savoir ce qui s’était passé ! Il voulait profiter d’une journée de calme en laissant tranquille sa surveillance et par là même décontracter les deux frères car il savait bien qu’il ne se ferait pas oublier !
Il avait préféré allez traîner chez les bijoutiers qu’avait visités Jack.
 
En fin d’après midi, après en avoir vu 4, Tommy ne savait plus que penser, tous avait dit la même chose, Tommy les avait amenés à parler de son meilleur ami qui lui avait recommandé cette bijouterie. Il avait fait la description de Jack, tous les bijoutiers se souvenaient de lui et on les sentait mal à l’aise lorsqu’ils en parlaient !
Mais bon ! Rien d’anormal, ils avaient montré à Jack plusieurs bijoux, surtout des diamants et ce dernier à chaque fois avait répondu que cela n’irait pas et était reparti. Même en questionnant adroitement les vendeurs de pierre, Tommy n’avait pas pu apprendre ce que Jack recherchait !
 
Il avait alors tenté de trouver un lien entre les échoppes ; Rien de particulier si ce n’est que celles-ci étaient toutes sur des grands axes et un peu isolées ! Tommy en était de plus en plus persuadé, il devait s’agir d’un gros coup style cambriolages à la chaine !   Il lui restait une bijouterie à voir mais c’était déjà l’heure de rentrer car depuis 2h00, Linda le suppliait de venir à l’office ou l’attendait la femme de Jack !
 
A peine arrivé, Tommy senti que la belle était en colère
- Qui peut bien utiliser vos services aboya-elle en le voyant ; c’est pas possible ! Dire que je vous paie pour votre discrétion et vous passez aussi inaperçu que la statue de la liberté!
-Pouvez-vous me dire comment vous avez fait pour être repéré ? Ce matin mon mari m’a dit qu’un type bizarre le suivait depuis quelques jours et que cela commençait à l’énerver ! Il voulait même lâcher ses chiens de garde et j’ai eu beaucoup de mal à l’en dissuader !
-vous savez risqua Tommy, il vaut mieux parfois se montrer, cela met la pression au client qui peut être amené à faire un faux pas !
-Jack faire un faux pas ! éructa-t-elle dans un rire spasmodique ! mais vous le prenez pour qui ? Pour un débutant qui ne sait pas regarder derrière lui Ah ! Ah ! Ah ! mais bon sang réfléchissez !
-Ok dit Tommy, je suis repéré mais cela n’est pas très grave, il ne sait pas que vous êtes derrière l’enquête même si il sait qui je suis ! Je peux très bien enquêter pour un type jaloux comme d’habitude !


-Bon ! cela suffit, qu’avez-vous appris ?
-Tout simplement que votre mari semble préparer un mauvais coup. Un cambriolage je pense.


-Jack n’a pas fait cela depuis de nombreuses années, ses affaires lui suffisent largement, quel besoin aurait’ il de cambrioler et puis-je savoir quoi ?


-Une ou plusieurs bijouteries ; il en a visité 5 cette semaine et vu le circuit, je pense qu’il va toutes les faire dans la même soirée.


-Je veux une réponse pour la fin de semaine dit-elle avec un ton grinçant comme une chute de guillotine. Ce dernier, penaud mais en admiration devant cette poitrine gonflée de colère promis qu’il ferait le maximum !
 
Dès le lendemain, Tommy repris la filature, tout se passait bien, Jack avait fait sa tournée habituelle et maintenant, il était au journal comme tout les soirs.
 
Tommy avait le temps de manger. Il alla au restaurant rapide d’à coté se chercher un de ces sandwiches à mélange coloré et au gout chimiquement correct comme seule l’Amérique sait les faire.


Il était en train de rêver à l’issue de l’affaire lorsque la portière passager s’ouvrit et Flip se glissa sur le siège libre. Tommy faillit s’étouffer mais murmura quand même un salut qu’il voulait convivial.
-écoute petit, tu n’as pas compris ce qu’on t’à expliqué mais t’es un chanceux, Mr Torwel veut te voir !
-moi dit Tommy ? ben si je peux lui être utile,
-arrête tes discours inutiles ! ferme un peu ta boite à explications ! tu descends et tu me suis ok !
 
-oui bien sur gémit Tommy en se disant que ce soir Linda ne le reconnaitrait pas vu le regard pitbulesque de son passager.Il descendit de la voiture et suivi les deux frères. Il n’avait pas encore repéré le siamois qui attendait derrière la voiture.Arrivé devant l’entrée du journal, Tommy se dit qu’il allait enfin voir les derrière de cet endroit si réservé.
 
Mais au lieu de rentrer dans les salons ou la musique et les rires avaient fait penser à Tommy que jamais on ne le malmènerait devant tant de monde, il fut conduit dans un petit salon ou Jack l’attendait.-Alors cher détective, on travaille pour ma femme ?
 
-Euh non qu’est-ce-qui vous fait dire ça ?-Arrête tes explications foireuses et assied toi.Alors suivit une discussion ou Tommy ne participait que très peu mais, tout doucement il se détendait, reculait dans le fauteuil et se mit même à étendre ses jambes.
Au bout de 30 minutes, Jack remit un paquet à Tommy et ce dernier se leva, et sortit.
 
Dans la rue, Tommy se mit à rire et ne put s’arrêter pendant tout le trajet qui le ramena au bureau.Linda le regardait avec un air si étonné que Tommy se remit à rire aux larmes.
 
-Mais qu’est-ce-qui te fait rire comme ça ? Je peux savoir et en profiter : ce n’est pas si souvent en ce moment !


-Non tu ne peux pas savoir mais bientôt tu en profiteras exhala Tommy entre deux crispation de son plexus !Et il sortit


- Je rentre à demain !Le lendemain, Tommy arriva à 9h00 à l’office, en même temps que la belle Carlita.


-salut M’dam quoi de neuf aujourd’hui


-comment quoi de neuf, j’espère que vous ! vous  vous avez des nouvelles choses à m’apprendre !


- Ben pas vraiment ; je n’ai rien trouvé ; votre mari, en fait, ne fait rien de spécial et je comprendrais aisément que vous arrêtiez cette affaire.


-Mais vous êtes aussi stupide que vous le laissez croire ou vous le faites exprès ! je vous ai expliqué la situation ; Que fait mon mari !


-Ben … y fait rien de spécial ; je pense qu’il a simplement étudié un coup mais que ce n’est pas pour le lancer tout de suite !


-En fait vous n’en savez rien ! cela suffit, arrêtez tout, je vais m’en occuper moi-même.
 
Elle tourna les talons ce qui en faisant pivoter sa robe légère dévoila ses jambes superbes et Tommy pensa que c’était sur cette vision que l’affaire s’arrêterait.
 
Le soir, Tommy proposa à Linda un repas au restaurant et quand il lui annonça le restaurant, cette dernière faillit tomber à la renverse ! Un des endroits les plus chics de la ville. Comment refuser une invitation pareille même si au fond d’elle-même elle se disait que cela reposait sur la diète des prochains repas offert par Tommy. Ils se donnèrent rendez-vous à 21h00.
 
A 21h00 Tommy alla chercher Linda ; l’apparition de celle-ci sur le perron de l’immeuble ou elle louait un petit meublé avait subjugué Tommy.Elle était apparue drapée d’une robe blanche, brillante et glissant comme un coup de vent sur son corps superbe dès qu’elle bougeait et c’est sans voix que Tommy avait conduit jusqu’au restaurant.
 
Ils étaient assis depuis une dizaine de minutes à discuter lorsque Linda s’arrêta bouche bée et fit signe à Tommy de regarder derrière lui.Tommy se retourna ;Jack et la tempétueuse Carlita prenaient une table pour diner.
 
-Pas d’inquiétude dit Tommy, l’affaire est terminée et puis elle ne va rien dire ou faire qui puisse alerter son mari.Ils continuèrent le repas mais Linda se disait qu’encore une fois la chance n’était pas au rendez-vous !
 
Et la surprise fut totale quand elle vit un des frères Jamaisonic qu’elle n’avait pas remarqué au fond du restaurant lui fit un petit signe de la main.
 
-Tommy, finissons le repas et partons je sent que la soirée risque de mal finir.
-Mais non cool répliqua Tommy, que veut tu qui nous arrive ?


Et c’est à ce moment là que Jack se leva et se dirigea vers leur table.
-Je pense que tu vas le savoir très vite lâcha-t-elle.

Jack s’approcha de la table
-Bonsoir Tommy, bonsoir madame ; quel heureux homme d’avoir une telle beauté à sa table dit Jack en souriant.
-C’est vrai répliqua Tommy mais vous êtes très bien accompagné vous aussi ;
-C’est vrai ; mais bon, trêve de civilités ; puis-je vous inviter au dessert ?
-Linda manqua de s’étouffer quand elle entendit Tommy répondre
- Ce sera avec un grand plaisir.
-Allez vient dit-il à Linda en lui prenant la main.
 
Il rejoignirent la table ou Carlita les yeux comme des soucoupes les attendait.
-bonsoir Madame dit Tommy en se pliant comme un maitre d’hôtel
-bonsoir ânonna t elle
-tu connais Mr lui demanda Jack madame est sa secrétaire
-Euh non. Mais très heureux susurra la rousse soudain douce comme un savon aux huiles essentielle.
-Allons, je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps annonça-t-il solennellement en faisant un clin d’œil à Tommy.
-Les deux filles n’en revenaient pas, chacune pour des raisons différentes bien sur.
-Voilà ma chérie, Tu t’inquiétait ces derniers temps et tu as demandé à Tommy de me surveiller
-Mais, je .......
-Ne t’en fait pas, je ne te reproche rien. En fait, tu as donc payé ce détective pour me suivre.
-Oui mais je ne voulais….
-Bon ce n’est rien continua t il
 
Linda commençait à se dire que Carlita Tommy et elle allaient passer du statut invités au statut personnes disparues mais elle resta de marbre d’autant que ces jambes flageolantes ne lui étaient pas d’une grande utilité pour partir !
-Bien alors voilà ma chérie pourquoi j’ai payé Mr pour qu’il arrête de me suivre
-Quoi, il a touché des deux cotés rugit la rousse incendiaire ! elle se tourna vers Tommy d’un calme olympique Ce  dernier lui fit un signe de la tête pour qu’elle regarde Jack.
Jack mis alors sur la table un magnifique écrin en cuir orné de deux mains réunis.
Un peu kitsch pensa Linda mais en femme habituée à suivre la mode et faire les magasins, elle savait d’où cela venait.
-Bonne fête ma chérie dit Jack-
 
Carlita regardait le paquet puis tour à tour Tommy, Linda et Jack elle prit le paquet et l’ouvrit. Un collier de diamant rose lui fit immédiatement de l’œil.
-Mais balbutia t elle qu’est-ce-que…
-Cela fait 8 ans que j’ai croisé ton regard dit Jack avec une voix de petit communiant. Et pour cela je voulais te faire un cadeau spécial ; voilà pourquoi je m’absentais discrètement et que ce brave Tommy croyait que je voulais faire un casse. Il se tourna vers Tommy
-Tu comprends que le gars que j’ai rencontré sur les quais est le bijoutier chez qui j’avais acheté le collier ; je ne voulait pas que cela se sache c’est pour cela que j’ai été discret.
-Linda éclata de rire, personne ne compris pourquoi mais elle, elles savaient qu’aujourd’hui pour Tommy et elle c’était un grand jour : la première enquête bouclée  par le grand Tommy détective privé et c’est en continuant de rire à gorge déployée , maintenant accompagnée par les autres convives qu’elle cria
Champagne !!


 
FIN