Le Lion dans sa jeunesse abusant insolemment de sa force, et de l'ascendant qu'il avait sur les autres animaux, se fit plusieurs ennemis. 

Quand ils le virent usé et affaibli par les années, ils résolurent de concert de tirer vengeance de ses cruautés, et de lui rendre la pareille. 

Le Sanglier le meurtrissait avec ses défenses ; le Taureau l'attaquait avec ses cornes. 

Mais l'affront le plus sensible au Lion, était les coups de pied que l'Âne, le plus vil et le plus méprisable de ses ennemis, lui donnait en l'insultant.