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Peter Pan Chapitre 10 : Un foyer heureux

Grâce au sauvetage de Lis Tigré par Peter, les Peaux-Rouges deviennent les meilleurs amis des enfants.

La nuit, ils veillent au-dessus de la maison souterraine pour la protéger de l’attaques de pirates qui ne manquera certainement pas d’arriver.

Le jour, ils rôdent dans les alentours, fumant le calumet de la paix avec l’air d’attendre des sucreries.

Ils ont baptisé Peter Pan le " Grand-Père Blanc " et ils se prosternent devant lui ce qui n’arrange pas son caractère.

 

S’ils vénèrent Peter, ils ont par contre moins d’égards pour les enfants qui ne sont considérés que comme de simples braves.

Wendy, gardienne du foyer et mère ne veut prêter l’oreille à aucune plainte contre Peter qui se fait appeler "père" par les enfants.

Elle-même est traitée de squaw ce qui ne lui fait pas plaisir.

Un soir, alors que la journée s’est déroulée sans problème, les Peaux-Rouges sont à leur poste au-dessus de la maison.

Les enfants prennent leur repas imaginaire et Peter est à la recherche du crocodile afin de connaître l’heure.

Les enfants sont particulièrement chahuteurs et le bruit est assourdissant. Chacun a à se plaindre de son voisin car il est de règle dans la maison de ne pas rendre les coups mais de dire :

- J’ai à me plaindre de "un tel" …

Un pas que Wendy reconnaît immédiatement s’approche. Peter arrive avec des noisettes pour les enfants et l’heure pour elle.

Un des jumeaux s’approche de Peter :

— Papa, on voudrait bien danser mais on aimerait que tu danses avec nous ainsi que maman.

— C’est samedi soir, dit l’autre.

Les enfants prétendent toujours que c’est samedi soir lorsqu’ils ont envie de faire quelque chose d’exceptionnel. Ils enfilent leur chemise de nuit et se mettent à danser.

Wendy coud, Peter se chauffe près du feu. Elle lui pose la main sur l’épaule et lui demande :

— Peter chéri, avec une famille si nombreuse, bien sûr, je ne suis plus ce que j’étais, mais tu ne m’échangerais pas contre une autre n’est-ce pas ?

— Non, Wendy, répond-il. Ses yeux qui clignotent dénotent cependant un embarras. Il interroge Wendy :

— C’est seulement pour faire semblant que je suis le père des enfants ?

— Bien sur, répond elle.

— Tu sais, j’aurais l’impression d’être si vieux si j’étais leur père, dit Peter.

— Quels sont tes sentiments pour moi, Peter ? demande-t-elle enfin.

Avec assurance, il lui répond qu’il a pour elle les sentiments d’un fils dévoué. Wendy avait deviné juste, il ne lui reste qu’à être sa mère ; Peter ne veut pas grandir…

— C’est bizarre, dit encore Peter, tu es comme Lis Tigré. Elle non plus ne veut pas être ma mère. Peut-être que Clochette acceptera…

La petite fée, qui a tout entendu, fait une réponse qui n’a pas besoin de traduction.

Wendy met au lit les enfants et leur chante une chanson effrayante ; ils se mettent à nouveau à danser sans imaginer qu’au-dessus d’eux des ombres bien plus menaçantes vont bientôt se refermer sur eux.

Une fois couchés, Wendy leur raconte leur histoire préférée et Peter qui déteste cette histoire, d’ordinaire quitte la pièce ou se bouche les oreilles. Mais ce soir là, il l’écoute…

 

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